24 nov. 2012

La science peut-elle réenchanter le monde ? (2)

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Alors comme ça, selon Max Weber, la science moderne est responsable du « désenchantement du monde ». Ceci est pour lui un réel préjudice pour la société humaine.
Suite au billet précédent, nous nous posons ces questions : est-il raisonnable pour un scientifique de chercher à tout expliquer ? Le rôle de la médiation scientifique est-il de tout expliquer, bêtement ? En corollaire, y a-t-il une place pour la pensée mystique lorsqu'on parle de science ?
De fait, entre les « molécule miracle », les « exploit fabuleux » et les « avancée prodigieuses » que vous avez tous déjà entendus, la communication scientifique frise par moment le marketing de mauvais goût, voire la publicité mensongère. Et tout le monde est coupable : journalistes, chercheurs, communicants, médiateurs, politiques.
Les médias, festivals et expositions nous vantent le plus souvent une science qui veut raconter le monde en se substituant aux grands récits religieux. Si bien que même l'histoire des sciences se résume à une suite d'hagiographies édulcorées. Pour exemple, un film comme « la fabuleuse histoire de la science » (BBC, ARTE) résonne comme la « vraie Histoire » du monde moderne. Mais qu'y a-t-il de fabuleux dans la science ? Et quelle est la morale de cette histoire, « quand l'homme cherche l'homme trouve » ? ça fait un peu positiviste tout de même, et c'est justement ce que ne veulent plus entendre nos oreilles !
Finalement, on cherche à enchanter les sciences pour que celles-ci aient bonne presse. Mais ce qu'il est question de réenchanter ici, c'est le monde et non la science !
réenchantement du monde

26 sept. 2012

"Chi va piano va lontano", encore faut-il savoir où l'on va

. J'ai assisté ce mardi 25 sept au colloque Communication Publique qui s'est tenu à l'Institut Pasteur : "Communiquer la science via Internet".

Comme d'habitude dans ce genre de rencontre : beaucoup de questions ont été soulevées, mais bien peu de réponses ou d'actions claires ont émergé. A la rigueur cette journée a pu faire naître chez certains l'envie d'en savoir plus sur les média sociaux et les communautés en ligne.

Je retiens toutefois quelques points très positifs :

Une phrase de mon ami Nicolas Loubet narrant une expérience de live-tweet avec Umaps communication : "Les journalistes ne publiaient plus, ils discutaient... Et ça change tout !". Et oui Nico, ça change tout. c'est exactement le message qu'il fallait faire passer lors de cette journée.

Guillaume Cochard en réaction à une personne "prise de vertige" devant la potentialité du web : "la présence sur les média sociaux peut-être considérée comme une journée portes ouvertes permanente". Ceci demandant une implication de chaque instant de l'ensemble des personnels de l'institution, mais aussi une politique de transparence sans faille vis-à-vis du public.

En fin de journée, c'est Henri Verdier qui martèle : "Nous vivons un changement de civilisation", manifestement excédé par la mollesse des politiques publiques en terme de développement numérique.
"Nous arrivons avec des messages dans un monde qui justement ne supporte plus les messages". Là est tout le problème de l'utilisation des médias sociaux : non pas diffuser mais échanger, créer et entretenir une relation de confiance - le cadre indispensable à toute communication !

Egalement, François Taddei nous avertit sur notre inertie quant aux médias sociaux qui est également préjudiciable pour nos bambins. Il insiste sur
la nécessité de préparer les enfants à vivre dans un monde en mouvement, il pointe alors l'importance de la culture et de l'esprit critique dans notre capacité à rester des citoyens libres.

19 sept. 2012

La science peut-elle réenchanter le monde ? (1)

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Est-il raisonnable de vouloir tout démontrer au nom de la vérité scientifique, au risque de banaliser le quotidien ?
La médiation scientifique a-t-elle pour mission de tout expliquer, bêtement ?
Y a-t-il une place pour la pensée mystique dans la médiation scientifique ?
Telles sont les questions qui m'intéressent aujourd'hui.

Petit rappel historique :
Dès le 18e siècle, des mouvements anti-science ont accompagné le développement technique. On observe que ces mouvements viennent presque toujours d'une contestation conservatrice, d'un ordre traditionnel.
Max Weber, lui, ne s'oppose pas au développement technique, mais au positivisme qui érige une science idole qui doit guider l'homme vers un monde idéal. Vers 1910, dans une thèse devenue célèbre, il argumente « le désenchantement du monde » par la science. Surtout, il constate que (1) l'accroissement des connaissances scientifiques induit un recul du questionnement métaphysique, et que (2) le développement technique tend vers une rationalisation totale de la société. Selon lui, pensée rationnelle et plénitude ne font pas bon ménage. Veut-il indiquer que la construction d'un monde idéal passe nécessairement par l'acceptation d'une pensée magique ? il semble que oui.
Pas question ici d'une explication de texte, nous prenons Weber comme exemple illustratif de la résistance intellectuelle à un certain projet issu des Lumières de fonder la société sur la seule connaissance scientifique. Retenons juste que ce qui est critiqué avant tout, c'est la pensée rationnelle et sa finalité technique, le fait que toute l'action (y compris l'action sociale) ait pour but la rationalité.

Il est intéressant de remarquer qu'à l'époque, même si les sciences -par leur volonté de tout expliquer- désenchantent le passé et le présent, elles enchantent encore le futur en étant porteur de grands espoirs : le fameux mythe du « progrès ». Aujourd'hui il semble en être autrement.
Toutefois, une chose rassemble traditionalistes et sociologues de l'époque : le rejet de l'anarchie rationaliste devant l'unité et la cohérence des grands récits fondateurs des civilisations humaines. Cette notion est intéressante car elle pointe le fait que la science (par sa dimension technique) ne semble pas être capable de créer ces grands récits. Est-ce là un vrai point faible de la technoscience ? (Tada ! La suite après le cartoon...)


17 juil. 2012

Les J.O. à l'heure du dopage technique

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En apprenant la qualification d'Oscar Pistorius pour le 400m au Jeux Olympiques et Paralympiques de Londres, me virent quelques questions.
 
Oscar Pistorius est un athlète sud-africain capable de courir 400m en 45 sec. L'originalité ici est que cet athlète est équipé de prothèses de jambe en carbone, les désormais célèbres "Flex-footh Cheetah". Ce chrono lui a permis l'an dernier de se qualifier pour les mondiaux d'athlétisme en Corée du sud. Cette année, re-belote, il est autorisé et réussit à se qualifier pour les JO et courir avec les athlètes valides (beurk, j'aime pas ce mot, en avez-vous un autre ?). Une belle promotion pour ce coureur qui peut grâce à ses performances porter haut les valeurs du sport ? Tout le monde ne le voit pas ainsi.

Qu'importent les développements sur l'avantage conféré par ces prothèses, il m'intéresse ici de mettre en lumière le problème que pose la prépondérance de la technique dans le sport. En effet, derrière la polémique publique (qui a pour vertu de nous mettre tous mal à l'aise face à la grande question du handicap), on retrouve le thème très intéressant du dopage technique : jusqu'où peut-on aller techniquement sans tricher, existe-t-il une limite à partir de laquelle la technologie devient plus importante que le pratiquant. Réflexion éthique de la place des sciences dans le sport.
Cette question est d'autant plus emblématique que l'institution "Sport" (et notamment l'athlétisme) est considéré comme le panégyrique ultime de l'effort humain : l'homme nu face à ses propres capacités physiques et mentales. Cette vision est purement idéologique, d'ailleurs je ne la partage qu'en partie.
science et sport


11 juin 2012

L'évolution a-t-elle mauvaise image ?

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Aujourd'hui, quelques lignes sur l'image scientifique la plus célèbre : « the road to Homo Sapiens », communément appelée « the March of Progress ». On y voit se succéder les différentes étapes de l'évolution humaine jusqu'à « l'homme moderne », le plus fort de tous, nous. :o)
La voici en version intégrale, suivie de sa version la plus célèbre :

évolution

évolution
Rudolf ZALLINGER dans « The early man » (célèbre ouvrage du Time-Life à visée pédagogique, 1965)

Ce visuel est devenu le symbole de la théorie de l'évolution... Et disons-le tout de suite, cette illustration est pour moi une pure foirade culturelle puisqu'elle consacre définitivement une vision erronée de la théorie darwinienne, celle qu'elle entend défendre. Faut-il donc s'en passer lorsqu'on parle d'évolution ? On en discute.

the road to homo sapiens

5 mai 2012

La 3e révolution industrielle : entre prospective et propagande (2/2)

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Pour récapituler le billet précédent : J. Rifkin considère qu'une révolution industrielle se caractérise par l'arrivée conjointe (1) d'un nouvel outil, (2) d'une nouvelle source d'énergie et (3) d'un nouveau mode de communication. Parfait, y a plus qu'à remplir les cases : pour la 3e, c'est (1) l'informatique, (2) les énergies renouvelables et (3) les réseaux sociaux.
Nous avons déjà discuté le non sens que représente l'idée même de 3e révolution industrielle, dans ce second billet nous envisageons désormais la 3e révolution industrielle comme une tromperie idéologique.

J. Rifkin, prophète en son pays

Ce qui m'interpelle en premier lieu, c'est le simplisme abrutissant de la thèse de départ : on y ressasse les poncifs autour du réchauffement climatique, de l'effondrement d'un système économique basé sur les énergies fossiles et du retour de la technosociété occidentale comme guide salvateur. J'ai l'impression de ré-entendre l'apocalypse selon St Al Gore, pas vous ?
Autre platitude démagogique : l'utopie d'une société basée sur une énergie gratuite et accessible pour tous. J. Rifkin prône l'avènement des énergies renouvelables qui marquera une ère de "dés-urbanisation" du fait d'une décentralisation des sources d'énergies (chaque citoyen deviendrait producteur d'énergie qu'il partagera sur le web). Ne sommes nous pas dans une sorte de 'populisme énergétique' ? Les citoyens se tourneraient eux-mêmes vers les énergies renouvelables du fait de la prise de conscience collective de la question écologique. L'idée est intéressante, mais à trop imaginer le futur, J. Rifkin regarde-t-il le présent ? la tendance actuelle est plutôt à la construction de centrales à charbon... Passons.
jeremy rifkin

La 3e révolution industrielle serait donc conséquente à l'émergence d'une société altruiste et connectée. Rectification : altruiste CAR connectée, une fadaise dans l'air du temps.
J. Rifkin manipule les concepts de latéralité, de communauté cybernétique, de village global... Que penser de ce « modèle social coopératif » qui en première approximation ressemble à un amalgame grotesque récupérant les tendances réelles qui animent la génération connectée ? a-t-il seulement compris ce qu'est le web communautaire ? A première vue, je préfère considérer sa 3e révolution industrielle comme une Nième théorie à la mormoil' qui relèvent plus du 'facebookisme' que de l'analyse sociétale. Mais ceci n'engage que moi... et qu'à première vue.

5 avr. 2012

La 3e révolution industrielle : entre prospective et propagande (1/2)

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Jeremy Rifkin (économiste et prospectiviste américain) relance dans un de ces ouvrages le concept de « 3e révolution industrielle ». Celle-ci serait portée selon lui par l'avènement des énergies renouvelables, couplé au développement du web communautaire.
L'envie de ce billet et du suivant est de dénoncer un concept creux, oscillant entre prospective, prophétie et propagande. Une conclusion sera d'affirmer qu'un peu de culture (celle qui donne des clefs pour comprendre la société) permet de garder la tête froide face aux sirènes de la révolution, soit-elle industrielle.


J. Rifkin, prospectiviste

Commençons par un truisme : on nous prédit la 3e révolution industrielle, c'est qu'il y en a déjà eu deux alors ?
Officiellement, la 1re révolution industrielle aurait eu lieu dans la 2e moitié 18e siècle, et serait la conjonction de trois phénomènes : (1) le développement de la machine à vapeur, (2) l'utilisation du charbon comme source d'énergie et (3) l'apparition du chemin de fer comme moyen de communication. Ce contexte ayant vu naître un essor économique sans précédent basé sur le textile et la métallurgie.
La 2e révolution, quant à elle, aurait eu lieu vers la fin du 19e siècle, fruit (1) du développement du moteur à explosion, (2) de l'utilisation du pétrole et de l'électricité comme source d'énergie et (3) du télégraphe/téléphone comme moyen de communication. C'est ce qu'on apprend à l'école.

La thèse de J. Rifkin est simple : « quand un nouveau système énergétique rencontre une nouvelle technologie de communication, il se produit une transformation radicale de l'économie et de l'organisation des relations humaines. Il y a alors création d'un nouveau récit collectif ». Selon lui, une révolution industrielle se caractérise par (1) un nouvel outil, (2) une nouvelle source d'énergie et (3) un nouveau mode de communication. Belle astuce méthodologique, il n'y a plus qu'à remplir les cases.
Ainsi, il prédit la 3e révolution industrielle comme la conjonction (1) des systèmes informatiques, (2) de l'utilisation des énergies renouvelables et (3) des réseaux sociaux comme nouveau moyen de communication. Il parle à cette occasion de « révolution économique » et de « nouveau paradigme économique ». On peut déjà saluer les talents de surfeur de Rifkin qui n'hésite pas à prendre plusieurs vagues à la fois...
Bref, tout un programme à venir. Youpi, ça commence quand !


La Révolution industrielle, un concept socialiste
jeremy rifkin

9 mars 2012

Une science mal femmée ?

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L'année mondiale de la chimie en 2011, consacrant le centenaire du prix Nobel de chimie attribué à Marie Curie, a été l'occasion en France d'une grande envolée autour de la place des femmes dans les sciences. Cette thématique est toujours d'actualité et a voir la forte implication de toutes les parties prenantes, « femmes et science » semble être devenu un nouveau Graal de la popularisation des sciences.
La porte est donc ouverte à toutes les imbécilités sexistes, et l'argument majoritaire qui se dégage est que le genre féminin est trop peu représenté au sein de la communauté scientifique... et que la science en pâtirait !
La science serait-elle donc mal 'femmée' ?
  • En premier lieu, je remarque que bien loin de l'objectivité qu'on lui prête, la science telle qu'elle est énoncée ici est manifestement un objet social et n'échappe pas aux considérations socio-économiques et idéologiques qui agitent la société. ;op
  • Je remarque également avec un certain amusement que depuis que la science existe, elle passe un temps fou à nous expliquer que les hommes et les femmes sont intrinsèquement différents ? du coup, je comprends facilement que ces différences -scientifiquement prouvées, créent quelques différends.

La quasi-absence des femmes dans la vie scientifique avant le 20e siècle est indéniable. Beaucoup l'expliquent par (1) les conditions d'apparition et de développement des sciences au sein de sociétés phallocrates, et (2) une certaine « théorie du genre » qui pousse à l'éducation différentielle entre garçons et filles.
Mais derrière le débat systématique et facile de l'égalité homme-femme, on peut voir poindre l'idée tacite que l'homme, et a fortiori la femme, a encore une prise sur l'évolution de la technosociété. Eh ben moi j'en suis pas si sûr, voici l'essentiel de mon propos.

1 mars 2012

Le problème n'est pas le nucléaire mais le risque !

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Nous voici un an après la catastrophe de Fukushima. Un an pendant lequel l'ensemble des français étaient pris de sueurs froides toutes les nuits à se poser la grande question de la sûreté des centrales nucléaires. Bon OK, j'en rajoute un peu, mais quand même. :o)
A noter que la période électorale du moment fait évidemment office de catalyseur dans cette affaire. Surtout, j'ai l'impression qu'on est passé pendant un an à coté d'une belle occasion de parler de « science et société ». Mais où sont donc passés les médiateurs scientifiques, que diantre ?!

Le rappel des faits :
Le 11 et 12 mars 2011, un séisme suivi d'un ras-de-marée provoquent au Japon des dizaines de milliers de morts et endommage de façon irréversible le système de refroidissement d'une centrale nucléaire, à Fukushima. Le combustible (Uranium) porté à très haute température risque de fusionner et donc de faire exploser les réacteurs.
Le Japon connaissait alors « une crise sans précédant » - dixit la nana de la TV (l'émotion lui faisant sûrement oublier que le Japon avait déjà fait la connaissance de Little Boy et Fat Man un certain mois d'août 1945).

Un vrai cataclysme qui replonge la France dans les sempiternels débats, sur fond de jugement dernier, sur la nécessité d'arrêter toute exploitation de l'énergie nucléaire :
Les uns, prédicateurs de la fin du monde, accusent le monde politique, influencé par les margoulins de l'industrie, de nous embarquer dans une voie incontrôlable et dangereuse pour les générations futures (c'est sympa de penser à elles).
Les autres, plus ou moins conscients du problème, nous assurent dans un grand élan positiviste que la science est de plus en plus sûre et que les problèmes posés aujourd'hui trouveront inévitablement une solution dans l'avenir.
A noter également qu'on a une tendance lourde à confondre la sûreté (des installations) et la sécurité (des opérateurs et de la population). Mais ceci est un autre débat.

Le débat de fond est éminemment technologique, une technologie mettant le Japon dans une situation non anticipée, aux conséquences sanitaires et économiques graves.

nuclear power

17 févr. 2012

Science et société : une science effrayante ?

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Le problème posé est-il entre « science et société » ou bien entre « citoyen et société » ? Dans le billet précédent, nous avons risqué l'hypothèse (1) d'une société visant à devenir entièrement technique et (2) d'un homme pris au piège du système qu'il a lui-même mis en place. Hypothèse maintenue. Nous discutons ici des images relatives que se renvoient le monde scientifique et le monde social.

Le grand paradoxe que nous pointons est que nous vivons une époque où l'intrication science-société n'a jamais été aussi forte, pourtant, force est de remarquer le décalage entre les revendications humaines et la direction prise par la technosociété.
Le public a peur de la science et des risques qu'elle charrie, voici la base de la plupart des discussions sur le sujet. La réalité est sûrement plus complexe, mais c'est un point de départ.

fear of science

1 févr. 2012

Science et société : une relation cosanguine ?

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Peut-on parler de société, de culture, de civilisation sans parler de science ni de technique ? je préfère dire non. Et disons le tout de suite : je pense que notre société contemporaine a pour caractéristique principale la prédominance de la technique.
Ainsi le système technicien s'est imposé à nous. Mais non sans difficultés, il s'est imposé par la force, par coups de boutoir en opposant la Raison salvatrice à la Tradition aliénatrice. Tradition pourtant à l'origine de toutes les sociétés humaines...

Suite au précédent billet, j'illustrerai le propos en posant ici (et dans le désordre) quelques balises historiques. Ces balises nous permettront de discuter cette relation quasi-consanguine entre science, technique et société. Nous pourront aussi y trouver quelques clefs pour comprendre la frustration actuelle des peuples face à un système devenu anthropophage.
technoscience
L'idée ici n'est pas de passer en revue toute l'histoire européenne et de la remettre à la sauce 'culture scientifique'. Les exemples suivant ont été choisis car ils convergent vers une période particulière : la Révolution Industrielle, qui est le noeud du problème. Ces lignes servent à mettre en l'air quelques idées qui pourront faire l'objet de développements ultérieurs, avec votre aide bien sûr. ;o)